L'entrepreneur individuel qui se lance dans son projet doit choisir un statut juridique parmi l'EI, l'EURL, la SASU, et l'ESA. Dans cette "jungle" d'abréviations, comment s'y retrouver ?

Publié par le 26 novembre 2018

Comparer les différents statuts de l'entrepreneur individuel

Commençons par le commencement. Avant d’organiser votre comptabilité, étudiez bien les avantages et désavantages de chaque statut en fonction de vos priorités personnelles. Vous devez également faire ce choix selon les nouvelles charges salariales qui vont avec chaque statut.

L'ESA (Entrepreneur Salarié Associé) : la sécurité

Peu connu, le nouveau statut de l'entrepreneur salarié développé au sein des coopératives d'activité et d'emploi permet de créer une activité économique sans créer son entreprise et cumule les avantages de l'entrepreneur individuel avec les avantages d'un salarié classique.

Accompagné par une CAE (Coopératives d'Activité et d'Emploi), l'entrepreneur salarié :

  • est dégagé des contraintes comptables, fiscales, juridiques souvent chronophage,
  • mutualise des ressources humaines et/ou matérielles avec d'autres entrepreneurs,
  • acquiert de nouvelles compétences...

peut se consacrer pleinement à l'exercice de son activité. Avec d'autres entrepreneurs comme lui, il mutualise des ressources au sein de la coopérative

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) : le choix de xxx

Avec ce statut, vous restez au régime général de la sécurité sociale. La contrepartie est un taux de cotisation sociale sur votre salaire plus élevé qu’en EURL. Les taxes sur les dividendes sont en revanche plus faible que pour les autres type de société, en SASU vous aurez donc intérêt à vous verser un revenu mensuel plus faible et garder le reste de votre chiffre d’affaires sous forme de bénéfice au sein de votre société, pour vous verser des dividendes en fin d’année.

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)

En optant pour ce statut, vous devenez gérant associé unique de votre société. Vous êtes affilié au régime social des travailleurs indépendants. Vous pouvez également bénéficier du régime de micro-entreprise.

L’EI (entreprise individuelle)

L’entreprise individuelle classique nécessite peu de formalités de gestion et des coûts de création faibles. Or, le taux de cotisation sociale est plus élevé qu’en EURL et il n’est pas possible de séparer sa rémunération des bénéfices de la société.


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